Nous avons constaté un problème avec la conversion de documents DOC, DOCX, ODT et RTF en EPUB avec notre automate de création.

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PS : Nous avons identifié une second solution de palliation si vous chargez un document au format DOCX. Ouvrez votre fichier sous Microsoft Word ou OpenOffice ou LibreOffice et convertissez-le en format ODT.
Si votre fichier est autrement formaté correctement (styles, images, etc.), il y a de grandes chances que la conversion réussit.

"Le tourbillon du temps" conte de fée de 8 à 110 ans ! par Terry Tremblay

Extraits :

"Et au bout d’un petit mur de pierre, submergé par le portail d’entrée, je me suis immobilisé brusquement. D’un regard pétillant et emerveillé, je fixai l’immense grille qui perçait le ciel. D’une hauteur d’au moins huit mètres, elle se terminait en pyramide avec à chaque extrémité, des flèches en fer forgé qui se dressaient voulant perçer les nuages. Sur les côtés de la grille, un enchevêtrement de pics et de pointes empêchait tout passage. Au sommet des piliers, comme des gardes prêts à bondir, deux immenses lions noirs protégaient le château contre toute attaque. Le mur d’enceinte, d’environ quatre mètres de haut, s’était écroulé par endroit. La seule entrée à l’époque, était ce portail impossible à franchir pour des intrus. Aujourd’hui, rouillé et abîmé par le temps, il avait su garder sa majestueuse structure. Le notaire ouvrit le cadenas avec le trousseau de clefs qu’il avait pris dans le tiroir de son bureau.

-  J’ai fermé avec une chaîne pour décourager d’éventuels pilleurs de château, cependant tout le monde sait que la foll… heu, non, madame Mazerolle bien sûr, n’avait aucune valeur chez elle !

Comme le gémissement du passé, Malabert ouvrit la grille dans un grincement sinistre et nous invita à pénétrer sur notre nouveau territoire. Charlotte impatiente courrut sur le chemin, suivie du notaire, de Nathalie et moi. J’avais froid et pourtant mon corps était bouillant. J’avais l’impression que quelqu’un me poussait pour passer le portail. Nous fîmes quelques pas et une fois passés les derniers arbres…

Majestueux, immense ! Le château s’imposait au milieu de la forêt comme le maître des lieux. Les ronces et la végétation voulaient l’engloutir mais il résistait aux supplices du temps.  Les tempêtes, la foudre, le feu et le froid n’avaient jamais réussi à le mettre définitivement à terre. Une seule raison à cela : il m’attendait ! Je m’approchai lentement pour ne pas le surprendre. Il était en piteux état, certes, pourtant je le sentais respirer, je percevais les battements de ses pierres car son âme n’était pas encore complètement éteinte.

-  C’est vraiment une ruine ! objecta Nathalie déçue.

Je ne pouvais détacher mes yeux de cette masse grisâtre. La façade était percée de dizaines de fenêtres rectangulaires dont certaines avaient conservé le montant en bois des carreaux et d’autres, un volet vermoulu qui tenait par miracle. Les ronces soutenaient les derniers balcons, branlants ou cassés. L’importante entrée laissait imaginer l’emplacement de deux lourdes portes, aujourd’hui barricadée par plusieurs planches de bois rongées par la vermine. Au dessus de l’entrée, un visage de femme au regard endormi était sculpté dans la pierre. Un petit perron en marbre et trois marches en demi cercle nous accueillaient. Combien de Rois, de Princes et de Comtesses avaient gravi cet escalier ?

Le toit du château avait disparu, laissant à vif les poutres qui supportaient les planchers des étages, eux aussi anéantis. La végétation avait envahi tout l’intérieur du site, si bien que les deux cheminées à chaque extrémité des façades étaient enlacées par le lierre, ce qui les aidait à tenir encore debout."

.../...

"Je perçus une présence près de moi, cependant ces voix n’étaient pas celles que je connaissais. J’ouvris doucement les yeux, mais il y avait comme un voile léger devant moi. J’avais du mal à distinguer les formes. J’écarquillai les yeux plusieurs fois et ma vue fut enfin nette. Penchées au-dessus de mon lit, trois petites filles de dix ans à peine, me regardaient en souriant. Il y avait une blondinette avec des couettes, une brune avec une queue de cheval et une rouquine bouclée dont le visage était parsemé de taches de rousseur. Elles avaient chacune le visage d’un ange.

- Je comprends, le choc m’a tué et je suis au paradis !

En prenant appui sur mes coudes, je me soulevai difficilement. Ma tête me faisait encore souffrir et mon crâne était recouvert d’un bandage. Montées sur des tabourets les fillettes me comtemplaient et je voyais enfin de vrais humains et non cette grosse peluche.

-  Où suis-je ? dis-je en bégayant.

Les trois gamines se regardèrent, satisfaites.

- Tu es en sécurité ici, me dit la petite rousse d’une voie très

douce, tu es au château du Comte de Bayard. Gaspard t’a un peu malmené, mais il croyait que tu étais venu voler !

Je crus que j’allais devenir fou, déjà à l’asile ! J’allais crier, me rouler par terre et attendre que tout cela s’arrête. Etais-je victime d’une expérience ? Mon cerveau se vidait de toutes pensées logiques. Je ne voulais même plus réfléchir. Je restai là, bête et incrédule, devenu complètement aliéné. La petite aux couettes s’approcha et me dit simplement :

- Je suis la fée de la nature, des fleurs et des arbres ; des

ruisseaux et des lacs ; du vent et du soleil, je m’appelle Violette !

- Et moi, enchaîna la rouquine, je suis la fée de la nourriture,

des gâteaux et des fruits ; du vin et du pain, je me prénomme Pomme !

Et la dernière enfant m’annonça en souriant :

- Moi je suis la fée des animaux et de tous les êtres vivants sur cette terre, je m’appelle Papillon !"

 

 

 

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