"Le peuple du Triangle quand homo devint homme" Roman d'aventure/préhistorique de Terry Tremblay

Extrait chapitre 5 L'arrivée :

Le Capitaine Scola arriva le premier sur le haut de la colline. Accroupi derrière un bosquet, il scruta à la jumelle la vallée qui s’offrait à lui. Le Major Mirkousky et Paul Aster se cachèrent à leur tour. Où qu’ils regardent, des pins sylvestres, des marronniers, des bouleaux, des cours d’eau, des marécages des fougères à profusion et des montagnes s’étendant à perte de vue. Les coulées de neige et les rivières abondantes marquaient probablement le début du printemps, ce qui ne correspondait pas du tout au climat d’un mois d’octobre dans les Bermudes ! Aucune habitation, aucun mouvement n’indiquait un semblant de vie. Le paysage était étrange, inhabituel, surréaliste peut-être. Le taux d’humidité était important, comme si une averse venait à l’instant de se terminer, mais il n’y avait plus de nuage dans ce ciel très bleu. Quelques minutes d’observation avant que le Capitaine ne cède la paire de jumelles à l’ingénieur :

- Il y a un troupeau d’une vingtaine d’éléphants avec leurs petits dans la vallée.

Mirkousky étudia ce fait à son tour et enchaîna persuadé de ce qu’il avançait :

- Des éléphants ? Alors nous sommes dans une réserve ? 

- Je pensai avoir atterri sur une île des Bermudes, mais en constatant l’étendue du site, j’écarte cette possibilité. Répond le Capitaine. Et rencontrer un troupeau de mammifères ongulés ici, dépasse toute logique. Vous connaissiez l’existence d’une réserve dans notre région, monsieur le chercheur de la NASA ? 

Considérant gravement les deux militaires, Paul Aster qui venait d’observer à son tour, remit les jumelles au Capitaine.

- Je vais vous paraître un peu dingue, affirma t-il, mais ce ne sont pas de simples éléphants qui se baladent au fond de cette vallée. D’après moi, ils ont toutes les caractéristiques de mammouths ! 

 

Extrait Chapitre 11 Disparition d'espèce : 

Les derniers rayons du soleil allaient bientôt disparaître derrière la petite cime entourant le bivouac néanderthalien. Les trois enfants séquestrés, attendaient sagement que l’intensité du feu se soit réduite pour être vidés, découpés, cuits, mangés et très probablement bien digérés ! Ce qui était d’ailleurs déjà arrivé à la femelle. Démembrée, son corps cuisait sur un pique en bois. L’un des Neandertal, le plus costaud et très certainement le chef, avait décalotté le crâne de sa victime et se délectait d’un cerveau encore chaud. Petite mise en bouche avant le plat de résistance. Blottis les uns contre les autres, les enfants se rassuraient d’êtres ensemble. Mais dès que l’un des sauvages approchait, terrifiés ils poussaient de petits cris d’horreurs, persuadés d’assister au dépeçage de leur frère ou de leur sœur, et que l’heureux élu servirait d’entrée, de plat ou de dessert ! Rachel se positionna pour avoir le meilleur angle de tir possible. Protégé par un éboulement de pierres et caméra au poing, Maël filmait les hommes de la horde qui ne se doutaient absolument pas de la foudre qui allaient s’abattre sur eux. A l’approche du campement, encore protégés par une végétation importante, chef en tête, le groupe Sapiens approchait prêt à engager les hostilités. Ils étaient tous munis d’un couteau, long morceau de silex pointu maintenu à la taille par une cordelette en lin, de fines sagaies effilées en grandes quantités et d’un propulseur. Certains avaient choisi en complément, une lance, un trident ou une masse, pour venir à bout de ces meneurs qui semaient la terreur dans le quartier ! Rol, arme au poing, restait à quelques mètres de la première ligne d’assaut. 

Rachel appuya sur la gâchette de son fusil à lunette et un premier Neandertal s’effondra raide mort. Le temps de la surprise pour les membres de la tribu, et un autre homme tomba à son tour, puis un autre, et encore un. Il fallut encore deux autres hominidés foudroyés, pour que les sauvages prennent peur. Paniqués et désorientés de voir leurs semblables tomber comme des mouches, les Néandertaliens se mirent à courir en braillant, agitant les bras, ne sachant où aller. Rachel continua les festivités, et de temps à autre, un homme tombait la tête éclatée par la lance de feu. 

         - Une balle, un homme !

 Rachel avait aussi appris ça, à l’école des sous-officiers !

         - Une balle, un homme !

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.